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30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 17:42

Peindre, ou dessiner, est un acte d'écriture, et ce qui est à voir importe plus que de trouver le sens de ce qui à été fait. Un moment, le créateur est partout, mais sa vie n'est nulle part, sinon en un espace réduit. Ce qui est à rechercher est de transcrire des émotions, d'exprimer ce qui est inexprimable, et arriver à montrer ce qui est au fond de son coeur de créateur, encore une image, pour essayer de comprendre, n'est-ce que un instant, ce Monde, en l'explorant de son intérieur, pour peut-être trouver l'infini, ou ce qui est défini.

Le hasard est à l'image du passage du vent, c'est à dire invisible. Chercher à interpréter le hasard, c'est voir à travers de l'eau, percer ce qui semble opaque, ce qui doit être visible ne l'est pas ici, et ce qui doit être montré et visible ne l'est que par une action manuelle. Ce qui correspond à l'acte de l'esprit est tout aussi invisible : ce qui est pensé ne se voit pas, mais se dévoile sur un support, avec les matériaux appropriés (peinture, encre, crayon papier, etc...)

Si le hasard est invisible, alors, la création l'est aussi, et la création dévoile ce qui est invisible, ou même, inaudible. Ce qui va être révélé prend alors une direction, ou un sens logique, qui va déboucher sur le concept.

Celui qui est dans la création est à un moment ou un autre dans la quête de réaliser une création assez simple, mais spontanée. Pourtant, le créateur établit des enjeux, et le plus souvent, l'envie est d'aller plus loin, comme créer en rapport à un pari à soi-même. Ce qui est facile, doit logiquement être futile. Rien n'interdit de réaliser une oeuvre facile, car elle à toute sa part de magie aussi, mais dans le désir et l'envie de créer, aller vers le complexe devient nécessaire, obligatoire, comme si un pacte était effectué entre le créateur et son sujet, c'est à dire ce qu'il doit faire.

Le hasard intervient dans ce pacte, et de lui résulte la magie de ce qui va être, et de ce qui va naître. Rien n'est vraiment programmé, mais tout reste à faire, et le hasard est le grand architecte de toute création, de tout ce qui est donné à être vu, ou à voir.

Le créateur est confronté à lui-même, et souhaite toujours créer une oeuvre à son image, ou définie au possible, mais le résultat ne ressemble jamais vraiment à ce qu'il souhaitait lui-même, car la création, ou plutôt, le travail créateur, à évolué, et le travail final contient beaucoup de différences, tant et si bien que le créateur à oublié à quoi ressemblait son projet initial, mais en définitive, il est souvent satisfait car son esprit créatif à évolué et voyagé dans la création qui était en train de prendre vie, et l'image qui devait en résulter avait tellement évoluée que à un moment donné il se devait de mettre le point final à cette aventure.

L'esprit alors , se vide, non seulement chez celui qui est l'artisan de ce qui va être donné à être vu, mais aussi chez celui qui regarde, car om recherche quelque part dans ses rêves , à trouver une voie, un chemin , pour interpréter et voir des rêves nouveaux. Ce qui étaient des signifiants, vont signifier. La quête de sens se construit alors à travers un autre regard de la culture. Ce qui arrive est toujours le résultat d'une sorte de méditation spontanée, le regard va toujours vers ce qui est nouveau , et neuf.

L'image, le reflet de ce qui est à voir résulte d'une forme de patience , ou la création simple n'a pas vraiment sa place. Mais alors, c'est douter que l'oeuvre peut naître comme une étincelle, alors que les oeuvres les plus simples naissent souvent ainsi. Ce qui est vite fait, et vite réalisé, à aussi sa part de hasard.L'oeuvre doit naître d'un hasard, et c'est indispensable. L'oeuvre est un tout, et qu'elle soit simple ou complexe, elle parle pour elle.

Ensuite, elle doit plaire, et trouver son public. Elle entamme alors un long dialogue sur elle-même, et sur ce qu'elle donne à voir. Mais elle finira toujours par trouver son public, d'une manière difficile ou non. à croire qu'elle eue une longue discussion dans un infini défini, pour arriver à nous.

La création simple et facile tente l'artiste, avec le temps, vers une continuité d'abolition de la forme. L'artiste fait des tentatives, et il a envie de créer autrement, voir autrement, car il s'est libéré de la tutelle de celui qui regardait, et qui était censé porter un jugement. Avec le temps, et surtout l'expérience, l'artiste devient libre et singulier : comme un architecte, c'est lui qui façonne son univers. Avant tout, l'artiste recherche une nouvelle perception, pour aller encore plus loin dans ce qu'il a à dire. Quand il n'a plus rien à prouver, surtout envers lui-même, il est tenté de se lancer dans un oubli de soi, un oubli de lui-même. Il aimerait que les sens trouvent de nouvelles formes de création, sans faire intervenir l'esprit. Celui qui est dans la création souhaite alors prendre des risques : il sait que c'est ainsi qu'il va évoluer. Dans sa nouvelle perception d'idées nouvelles, d'ou va résulter son univers singulier, ce qui doit être nouveau doit se construire dans le risque, le hasard, et pourquoi pas dans une forme de souffrance. On explore les sensations, pour trouver ce qui plus tard va être nouveau. L'angoisse personnelle côtoie la volonté d'échapper à une forme de désoeuvrement certain. Le comportement construit l'acte et l'acteur, et pour créer, ceci exclut toute chose qui n'est pas de l'ordre du comportement.

L'artiste doit se suffire à lui-même, et il sait que ses créations vont se déterminer sur son attitude, son comportement, ce qui est l'essence même pour bien voir, surtout autrement. En définitive, il ne sait pas vraiment à quoi va ressembler la phase d'élaboration finale de sa prochaine oeuvre, et il se demande à quelle forme véritable celle-ci va ressembler, tout en sâchant que l'oeuvre n'a pas vraiment de forme véritable établie. Le hasard joue beaucoup, et ici , il est le vrai maître, avant l'artiste. La forme à du mal à naître et à émerger. Pour arriver au résultat final, l'artiste doit laisser faire, laisser aller.

L'attitude s'impose alors, face au manque qui est volontairement crée. L'oeuvre doit ainsi pouvoir se traduire, sinon, elle est confrontée au vide. La forme doit être observée dans son élaboration, avec la plus grande attention. Le point de départ de l'oeuvre est ici, et c'est à nous de ne pas y voir un vide conséquent et substantiel; la source ou l'artiste, tout comme celui qui va voir , vont trouver la source non négligeable, et intéressante des indications méthodologiques.

Il faut alors donc revenir au hasard, qui va être donc le résultat du constat de notre attitude, ou plutôt de l'attitude de l'artiste, qui va donner à ses créations une forme consciemment donnée. Le hasard ouvre toutes les portes de ce qui va faire du créateur un être singulier, qui va arriver à ses fins. Enfin, le geste qui va permettre aux oeuvres d'émerger va être vu désormais comme la révélation d'un état d'esprit singulier et propre à l'artiste. Le créateur peut alors être vu comme un outil d'enregistrement, qui flirte avec l'aléatoire , et ou ses reflexes sont acquis automatiquements, et de manière aléatoire, et donc, hors de portée de tout acte réfléchi, ce qui lie donc étroitement toute volonté de création au hasard.

La pratique artistique, c'est souvent une recherche du silence, vouloir toucher un monde qui n'est plus, pour en créer un autre, nouveau, et ou ce qui doit se regarder doit l'être avec un regard neuf, et apaisé.

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commentaires

Franck Gache 31/08/2014 13:55

Merci. Mais le récit est loin d'être terminé.